Vou vadiar: Peu importe la destination seul le chemin compte

Peu importe la destination seul compte le chemin 

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Objet vs expérience

  Nous sommes aujourd’hui le 2 août, date à laquelle je suis né. Le problème avec les anniversaires est que les gens se sentent obligés de te le souhaiter et de t’offrir des cadeaux.

 

 La plupart du temps ces cadeaux finissent au fond d’un tiroir, puis je finis par les donner.  

  

  Quitte à m’offrir des cadeaux, je préférerai de loin recevoir des expériences à la place. Elles ont impact beaucoup plus grand que les objets que l’on possède.  

 

  Les objets que je possède se caractérisent par leur forte valeur ajoutée, leur polyvalence et leur utilité. Ainsi, Je peux davantage porter mon attention sur la qualité de ces objets.

 

  Prenons le cas suivant, j’ai un smartphone car il me permet de rester en contact avec ma famille, mes amis et avec toi bien sûr. Mais aussi je suis capable d’écrire mes articles avec, je peux chercher de l’information par le biais d’une connexion internet et biens d’autres choses encore.

 

Ne rentre pas pour jouer mais pour voyager

Vou vadiar en portugais exprime l’idée de voyage, de vagabondage à l’oisiveté.  

 

  Non pas le vagabondage de mes amis hippies prônant le peace and love et écoutant du Jimmy Hendrix toute la journée. Ni le vagabondage de mes amis rastas écoutant du Bob et fumant la ganja jusqu’au coucher du soleil.  

  Mais un vagabondage réfléchi, construit et non subi. Une errance tournée vers l’action. 

 

Un vagabondage à opposer au travail avilissant. Les romains utilisaient le mot latin« otium » terme désignant le temps qu’une personne consacre à s’adonner à des loisirs studieux.

 

  La capoeira a surgi de cette façon-là, comme un moyen de s’extirper du travail inhumain qu’ils réalisaient au quotidien.

 

Dans la ronde de capoeira, jouer n’est pas suffisant, Il faut voyager. 

 

 Ce voyage se fait à deux à l’intérieur du cercle. Ce cercle symbolise le monde que vous allez devoir explorer toi et ton partenaire de jeu.

 

  Peu importe la destination au final, le plus important est ce que vous allez vivre durant ce voyage, les échanges qui vont se produire, vos réactions, les émotions qui vont en découler.  

 

  Ce périple débute et prend fin avec l’appel du berimbau. Quand on commence, c’est toujours effrayant de rentrer dans la ronde. Serai-je à la hauteur ? La personne en face de moi est plus expérimentée. Je risque de ne pas apprécier cette expédition.

 

  La curiosité prend le dessus et on se jette à l’eau. A la fin du jeu, on se rend compte que l’on a appris davantage sur nous, sur nos capacités et nos limites.  

 

  L’unique façon de se connaître est de se faire peur, de se challenger, de jouer avec la mort. Voilà pourquoi tu dois chercher cette peur, cette petite appréhension avant d’aller à une ronde. C’est le signe que le voyage te réserve de belles surprises. 

 

   Vou vadiar

  Même si le blog est sur le thème de la capoeira, j’ai choisi de ne pas mettre le mot capoeira dans le titre du blog. 

 

  Mon envie est d’aller bien au-delà de la capoeira, d’aller en dehors de la ronde de capoeira. Je veux utiliser celle-ci comme instrument au service de soi.  

 

  A travers ce blog je te livre mes expériences mais le sujet principal c’est toi avant tout chose. L’objectif est de mettre tout en oeuvre pour t’améliorer au quotidien et d’améliorer ta capoeira. 

 

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