La capoeira sans effort: 5 conduites à adopter rapidement

Pourquoi je dois apprendre à esquiver ? Comment jouer cette variation au berimbau ? Comment faire pour tenir en équilibre dans la ronde ? Faut-il que je joue avec cette personne ou pas ? Dois-je me comporter ainsi dans la ronde ? Peux-tu m’apprendre à gagner en fluidité ?   Autant de questions, que je me suis posé, que l’on me pose et sur lesquelles je m’interroge encore tant les réponses peuvent être diverses et variées.

Dans le livre de Léo Babauta, The Effortless life, l’auteur nous explique comment vivre une vie épanouie et sans effort en se concentrant uniquement sur les actions qui importent réellement.

Ils nous partagent 5 comportements à ne pas reproduire afin de vivre une vie sans effort. Voyons comment nous pouvons adapter ces 5 préceptes à la capoeira.

 

Ne cause pas de maux ni de dommages à autrui

par Cristian Newman
par Cristian Newman

Comme dans tous les milieux, artistiques, sportifs, politiques, culturels, associatifs, la capoeira n’est pas exempte de problèmes. Querelles, incompréhensions, quiproquos, manque de considération, manque de reconnaissance, difficulté à communiquer, autant de soucis qui mettent en péril les liens d’une communauté.

Ne causons pas de tort inutilement, ne provoquons pas de tourmentes en vain ni de discussions qui ne nous grandissent pas. Cette attitude n’apporte rien de positif bien au contraire.

Nuire est très facile. Blesser un camarade, violenter une personne dans la ronde sous prétexte que la capoeira est une lutte n’a rien de gratifiant bien au contraire. Le capoeiriste se doit d’être dangereux certes mais il ne doit pas faire usage de la violence. Un grand lutteur n’a pas besoin de se battre pour prouver qu’il est le meilleur. Seul sa prestance et son aura suffisent à calmer les ardeurs de son adversaire.

Agir de cette façon rend plus heureux ton entourage et te rendra beaucoup plus heureux en retour.

 

N’aie pas d’objectifs, ni de plans

En débutant la capoeira, je planifiais énormément, me fixais des objectifs assez souvent. « Dans 1 mois, j’apprends à faire l’armada. Dans 4 mois j’apprends le macaco et puis dans 4 mois je suis capable de lancer un chutalua lors de mon batizado »

Bien souvent je me suis retrouvé à me blâmer car je ne respectais pas à la lettre les étapes pour accéder à mes buts. Puis la procrastination me guette et je finis par repousser inlassablement mes objectifs.

Faire de la capoeira est déjà un objectif en soi. Ici nous parlons des objectifs quantitatifs ayant une finalité. C’est à ce groupe là que je me réfère, tu ne dois pas en avoir si tu souhaites profiter pleinement de la capoeira.

 

N’aie pas d’attentes

Une des clés de la réussite pour un capoeiriste est de ne rien d’attendre de quoi que ce soit. N’attends pas que la capoeira règle ton problème de surpoids. N’attends pas que la capoeira t’aide à surmonter ton stress ou tes problèmes de cœur.

N’attends pas que ton maître, ton contremaître, ton professeur satisfasse tes moindres désirs, qu’ils répondent à toutes tes questions.

Contente toi de ce que tu as, de ce que tu sais accomplir et tout ce que tu désires arrivera au moment opportun. Réjouis-toi de pouvoir pratiquer la capoeira. Pense à tous ceux qui n’ont pas la chance de pratiquer un art aussi incroyable. Ainsi tu seras sur la voie de la pratique de la capoeira sans effort.

Ne crée pas de faux besoins

De quoi avons-nous réellement besoin ? Quels sont les besoins indispensables d’une ronde de capoeira ? D’un cours de capoeira ? D’un événement de capoeira ? D’un groupe de capoeira

Quels sont tes réels besoins en tant qu’élève ? professeur ? maître ? Détermine-les et supprime le superflu. Je sais que c’est très tentant de créer des actions non nécessaires. Nous avons l’impression de bien faire, nous nous sentons occupés mais en réalité nous passons à coté de nos réels besoins.

 

Ne te précipite pas

par Sander Smeekes
par Sander Smeekes

Nous avons une fâcheuse tendance à vouloir aller vite. Nous voulons acquérir un grand nombre de connaissances sans prendre le temps d’humer, de goûter de mâcher et de savourer ce qui nous a été donné. J’observe cela principalement pendant les jeux de capoeira. La différence entre les capoeiristes d’expérience et les autres est leur capacité à prendre leur temps, à accomplir chaque geste, chaque pas, chaque mouvement avec une précision et un calme inégalé.

  Rien ne sert de courir, il faut partir à point nous dit la célèbre fable de La Fontaine. Que ce soit à l’entrainement ou dans la ronde prend ton temps, ne te laisse pas embarquer par l’allure de la personne en face de toi.

 

En savoir plus

Leo Babauta, The effortless life, A concise manual for contentment, mindfulness & flow
                                              

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