Composer une musique de capoeira en 3 étapes

Composer n’est pas difficile. Cette envie te viendra tout naturellement lorsque tu auras pris goût à interpréter les musiques des autres. il n’est pas nécessaire de provoquer cette envie a tout prix. Néanmoins, élaborer tes propres chants requiert de la méthode. Je vais te présenter la mienne mais sache qu’elle est pas unique.

 

La mélodie

 

melodieAvant toute chose il te faut une mélodie. Elle doit être agréable à écouter et facile à retenir. Tu vas devoir faire appel à ton imagination ! Commence d’abord par trouver l’air de ton refrain. Le refrain est le noyau d’une musique, c’est le premier fragment que les gens retiendront de ton chant. Plus il sera accrocheur et plus les gens seront enclins à apprécier et se rappeler de ta musique.

 

Ensuite, nous attaquons le couplet ! De manière générale le couplet est une extension du refrain. La mélodie du couplet est légèrement plus longue ou égale à celle du refrain. Si après plusieurs heures tu ne réussis toujours pas à trouver de mélodie, ne t’affole pas ! Tu peux dans un premier temps composer tes premières musiques sur un son déjà existante.

 

Le thème

 

Dans un second temps, nous sélectionnerons un thème pour notre musique. Souhaites-tu parler d’histoire, de la guerre, de la nature, de violence, de paix. Choisis le convenablement, il faut que ce thème soit suffisamment large. Une fois que tu l’as choisis, trouve ce qui relie ton thème choisi à la capoeira. Fais travailler ta créativité.

 

Exemple : Je choisis la thématique du bonheur. Qu’est ce qui peut relier le bonheur et la capoeira ? Premièrement je peux évoquer le bonheur que je ressens à jouer dans la ronde. Deuxièmement, je peux composer une musique sur la joie que je ressens lorsque j’assiste à un jeu de capoeira. Tu peux également partager une histoire que tu as vécu en relation avec la capoeira où tu as ressenti de la gaieté, de la joie. Bref, je pourrai faire te pondre mille et une idées qui relie la capoeira avec le bonheur.

 

L’écriture

 

morceau de papierA présent voici le moment le plus délicat. Les précédentes étaient jusqu’à maintenant relativement simples. Si le portugais n’est pas ta langue maternelle, tu risques cher(e) ami(e) de souffrir quelque peu ! Je n’aurai qu’une seule recommandation à te faire. La simplicité est ton allié. Construis des phases avec un sujet, un verbe et un complément. Heureusement nous avons de la chance nous autres français et francophones, le portugais et le français sont toutes deux des langues latines. Leur racine est commune. Tu ne sauras pas trop dépaysé lorsque tu écriras tes premiers mots.

Écrire une chanson et écrire un essai sont deux exercices différents. La particularité de la chanson est que tu devras faire appel à des images et des symboles pour exprimer une idée. Ton but est de susciter une émotion chez l’auditeur. Le vocabulaire choisi sera donc primordial pour mener à bien cet objectif.

Exemple : je reprends exactement la même thématique précédente à savoir le bonheur. Mon chant porte sur le bonheur ressenti quand je suis dans la ronde. Au lieu de dire

« Je me suis accroupi au pied du berimbau, j’étais heureux et joyeux à l’idée de faire un jeu de capoeira avec le camarade assis en face de moi. Notre jeu est sur le point de débuter. »

Je peux résumer cette phrase comme suit

« Assis au pied du berimbau, je serre la main de mon camarade le sourire aux lèvres »

Je simplifie au maximum pour me retrouver uniquement avec des actions qui font tout de suite sens à n’importe quelle capoeiriste. Ici j’étais le plus concis possible, sinon je me retrouverais avec un texte de trois pages.

 

Finalement, la composition n’est pas un acte difficile en soi. On y prend vraiment plaisir à la longue. J’espère pouvoir écouter prochainement tes nouvelles œuvres pour qu’on puisse les partager ici sur le blog.

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